Une Manifestation Non Autorisée à Trigance
Un événement festif a eu lieu à Trigance, dans le parc naturel du Verdon, attirant environ 150 participants, malgré l’interdiction émise par le préfet. Cette situation a conduit à des sanctions pour la majorité des personnes présentes.
Détails de l’Intervention
La rave-party de Trigance, bien que moins importante que d’autres rassemblements récents, a suscité une réaction rapide des autorités. Ce dimanche, les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs verbalisations, dont :
- 23 contraventions pour participation à un rassemblement non autorisé
- 50 amendes pour stationnement sur des pistes forestières
- 16 infractions pour circulation sur ces mêmes pistes DFCI
- 2 verbalisations pour conduite sous l’influence de stupéfiants, ainsi qu’une pour détention
- 2 contraventions pour défaut d’assurance
De plus, une personne a été placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants, en vue d’une comparution ultérieure.
Un Phénomène Répétitif
La préfecture du Var a indiqué qu’à 19h, une vingtaine de participants et moins de dix véhicules étaient encore sur les lieux. Ce rassemblement à Trigance est le troisième événement non autorisé en quelques mois dans le département. Précédemment, un rassemblement à Baudinard-sur-Verdon le 13 avril avait attiré une centaine de personnes, suivi d’une autre rave à Ginasservis le 26 avril, où 150 participants avaient également été verbalisés.
Vers un Renforcement des Sanctions
Lors d’une visite dans le Cher, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué la possibilité de durcir les sanctions à l’encontre des organisateurs de rave-parties. Le projet de loi RIPOST (Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité des concitoyens) prévoit que l’organisation d’une rave-party pourrait être considérée comme un délit, passible de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros. Les participants, s’ils sont informés de l’illégalité de l’événement, pourraient également faire face à des amendes forfaitaires de 300 euros, avec des conséquences sur leur casier judiciaire.
Un Constat Alarmant
En 2025, le ministre a rapporté que 337 rassemblements musicaux illégaux avaient été recensés, avec une moyenne de 300 participants par événement. Seulement 4 % de ces rassemblements ont dépassé le millier de participants, soulignant un phénomène qui semble persister malgré les mesures prises par les autorités.
En conclusion, la situation à Trigance illustre les défis auxquels sont confrontées les autorités face à des rassemblements non autorisés. Le durcissement des lois pourrait être une réponse nécessaire pour maintenir l’ordre public dans la région. Pour plus d’informations sur les lois en vigueur, vous pouvez consulter le site du Ministère de l’Intérieur.









