Un procès tragique pour un incendie meurtrier
Depuis le 1er octobre 2026, la cour d’assises des Pyrénées-Orientales examine une affaire tragique liée à un incendie survenu dans la nuit du 13 au 14 février 2022. Cet incident a coûté la vie à huit personnes, dont cinq membres d’une même famille, dans une épicerie située à Saint-Laurent-de-la-Salanque, près de Perpignan. Les accusés, un épicier, son frère et un complice, sont soupçonnés d’avoir orchestré cet acte criminel dans le but de toucher une prime d’assurance.
Les accusations et les témoignages
Les enquêteurs ont rapidement écarté la possibilité d’un incendie accidentel, établissant la présence d’essence sur les lieux. Selon les déclarations de Madjid Mekhelfi, un homme sans-papiers de 32 ans, les deux frères, Khaled Ben Abdeljelil et Raouf, lui auraient fourni six bouteilles d’essence pour provoquer l’incendie. Mekhelfi a affirmé avoir agi sous la pression des deux hommes, qui nient toute implication dans le crime.
Lors de son témoignage, Mekhelfi a révélé que les frères lui avaient promis un emploi en échange de son aide pour déclencher l’incendie. Il a été retrouvé gravement brûlé à proximité de l’épicerie, portant des vêtements imprégnés d’essence. Ce témoignage a renforcé les soupçons pesant sur les deux frères, qui, selon les enquêteurs, étaient en proie à des difficultés financières et auraient envisagé d’acheter un bar avec l’argent de l’assurance.
Les conséquences tragiques de l’incendie
L’incendie s’est rapidement propagé à des habitations voisines, entraînant la mort de jeunes parents et de leurs deux enfants, ainsi que d’autres résidents de l’immeuble. La douleur des familles touchées a été palpable lors des audiences, où des proches des victimes ont exprimé leur chagrin. Parmi eux, la famille de Khiara Benmostefa, qui a perdu son père, son compagnon et ses deux enfants dans cette tragédie.
Éléments de preuve et manipulation
Au cours de la première semaine du procès, plusieurs témoins, dont un agent d’assurance, ont été entendus. Ce dernier a admis avoir été « naïf » et potentiellement manipulé par le commerçant, notamment en ce qui concerne des modifications apportées au contrat d’assurance de l’épicerie, effectuées seulement trois jours avant l’incendie.
La cour a également entendu des experts et des enquêteurs, qui ont décrit la scène de l’incendie comme l’une des plus dévastatrices de leur carrière. La décision finale dans cette affaire est attendue le 16 octobre, marquant un moment crucial pour les familles des victimes et pour la justice.
Conclusion
Ce procès met en lumière les conséquences dévastatrices d’un acte criminel motivé par des intérêts financiers. Les témoignages poignants et les éléments de preuve présentés soulignent l’importance de la justice dans la recherche de la vérité et la réparation des injustices subies par les victimes et leurs familles. Pour plus d’informations sur les procédures judiciaires en France, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Justice.








