Mobilisation des salariés de Bucher Vaslin à Rivesaltes
Les employés de l’usine Bucher Vaslin, située à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, poursuivent leur lutte contre la suppression de 32 postes sur 36. Malgré les difficultés, ils espèrent préserver leur site de production. Le 21 mai 2026, une délégation a été reçue par les représentants de l’État à Perpignan, après avoir tenté de bloquer le départ de leur production vers le Maine-et-Loire.
Une rencontre avec les autorités
Lors de cette réunion, les salariés ont exprimé leurs préoccupations au secrétaire général de la préfecture. Gilles, un des employés, a rapporté que les représentants de l’État ont été attentifs à leurs inquiétudes. « Nous avons été écoutés par le préfet et l’inspection du travail. Ils ont pris en compte nos demandes et nos interrogations. Leur réceptivité a été appréciée », a-t-il déclaré. Toutefois, il a précisé que les autorités ne peuvent pas empêcher la fermeture de l’usine, mais elles s’engagent à vérifier la légalité du processus de licenciement.
Des inquiétudes persistantes
Les employés craignent que les conditions du plan de sauvegarde de l’emploi ne soient pas favorables. Les services de l’État ont promis de s’assurer que la représentativité syndicale ait été respectée durant les négociations. « Ils se sont engagés à vérifier que l’accord ne soit pas défavorable pour notre site », a ajouté Gilles.
Le départ de la production vers le Maine-et-Loire a été perçu comme une nouvelle déception. « C’est difficile de voir nos machines partir. Bien qu’ils ne puissent pas s’y opposer légalement, ils partagent notre frustration », a-t-il exprimé.
Une législation contestée
Les salariés dénoncent également un système qui permettrait à l’entreprise d’éviter de chercher un repreneur pour le site. Gilles a critiqué la loi Florange de 2014, qu’il considère comme insuffisante. « La direction affirme qu’il restera quelques personnes dans un bureau d’études, ce qui lui permet d’échapper à l’obligation de trouver un repreneur. C’est incroyable », a-t-il souligné. Il estime que cette situation soulève des questions plus larges sur la législation en vigueur. « Il est impératif que le législateur revoie cette loi, car il est inacceptable qu’elle soit si facilement contournable. »
L’avenir incertain
Les employés demeurent dans l’incertitude après cette réunion. Ils doivent maintenant discuter avec leurs collègues pour déterminer les prochaines étapes de leur mobilisation. « Il est essentiel que je fasse un retour aux collègues pour envisager la suite », a déclaré Gilles.
La fermeture potentielle de l’usine suscite également des inquiétudes au niveau local, notamment en raison du manque d’emplois industriels dans le département. Ce sujet a été abordé lors de la rencontre avec les représentants de l’État, qui ont reconnu les difficultés de reconversion professionnelle dans les Pyrénées-Orientales.
La situation à Rivesaltes illustre les défis auxquels sont confrontés les salariés dans un contexte économique incertain. La lutte pour la préservation de l’emploi et des sites de production continue d’être un enjeu majeur dans la région. Pour plus d’informations sur les droits des travailleurs, vous pouvez consulter le site de l’Inspection du travail.










