Situation judiciaire de Cédric Prizzon : un appel à la justice française
En juin 2026, Cédric Prizzon, ancien policier, est toujours sous le contrôle de la justice portugaise après avoir avoué le meurtre des mères de ses enfants. Actuellement, il échappe à l’extradition vers la France, ce qui suscite l’indignation des proches des victimes. Ces derniers, lors d’une conférence de presse tenue le 15 juin, ont exprimé leur désespoir et leur demande d’assistance auprès des autorités françaises pour que Prizzon soit jugé en France.
Un refus d’extradition préoccupant
Depuis le 29 avril 2026, les familles des victimes vivent dans l’angoisse. La cour d’appel de Coimbra a décidé de ne pas exécuter le mandat d’arrêt européen émis par la France. Cédric Prizzon, âgé de 42 ans, est accusé du double meurtre de son ex-compagne, Audrey, et de sa dernière partenaire, Angela. Les parents d’Angela, en particulier, se sentent abandonnés par la justice portugaise, n’ayant reçu aucune information sur l’avancement de l’enquête. En revanche, la mère d’Angela a reçu une lettre de Prizzon, ce qui a provoqué une vive réaction de la part de la famille.
Une lettre choquante
Emilie Schipper, la mère d’Angela, a partagé son indignation face à la lettre reçue de Prizzon, dans laquelle il exprime des excuses et tente de justifier ses actes. « C’est monstrueux », déclare-t-elle, soulignant l’absurdité de la situation où un meurtrier peut communiquer avec la mère de sa victime depuis sa cellule. Me Elsa Cazor, l’avocate de la famille, s’interroge sur les procédures en vigueur au Portugal, pointant une possible défaillance dans le système judiciaire.
Un parcours criminel tragique
Le parcours criminel de Prizzon a commencé dans l’Aveyron, où il a été impliqué dans la disparition de son ex-compagne et de leur fils de 12 ans, ainsi que d’Angela et de leur fille de 18 mois. Après son arrestation au Portugal le 24 mars 2026, les corps des deux femmes ont été découverts enterrés dans un endroit isolé. Prizzon a avoué les meurtres lors de sa première audition, mais depuis, les familles des victimes se sentent ignorées par la justice portugaise.
Appel à l’action
Les proches des victimes, lors de la conférence de presse, ont appelé le ministre de la Justice français, Gérald Darmanin, à intervenir pour que Prizzon soit jugé en France. Jérôme Legobien-Cadillac, le père d’Angela, a exprimé son souhait que le meurtrier présumé soit condamné à la peine maximale, soulignant la douleur que sa famille endure. « Nous, on a pris perpétuité », a-t-il déclaré, faisant référence à la souffrance irréparable causée par ces tragédies.
Cédric Prizzon fait face à des accusations graves, notamment d’homicide aggravé et d’enlèvement, et la situation actuelle soulève des questions sur l’efficacité du système judiciaire. Les familles des victimes continuent de réclamer justice et transparence dans cette affaire tragique.
Pour plus d’informations sur les droits des victimes, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Justice.










