Un procès troublant pour des accusations graves
Un homme de 28 ans, accusé d’avoir drogué ou étranglé plusieurs de ses anciennes compagnes avant de les violer, est actuellement jugé par la cour criminelle du Var. Le procès a débuté ce mercredi 24 juin à Draguignan, et le verdict est prévu pour vendredi après-midi. L’accusé, Fabien A., fait face à des charges qui pourraient lui valoir jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Des révélations choquantes
Fabien A. a été interpellé en juillet 2023 suite à la plainte de Flavie (prénom modifié), une ancienne petite amie. Cette dernière a découvert des vidéos sur l’ordinateur de l’accusé, montrant des actes de viol à l’encontre d’elle-même et de deux autres femmes, toutes inconscientes. Flavie a pris conscience de la gravité des faits après avoir suivi un cours sur le viol dans le cadre de ses études de médecine. Bien qu’elle ait découvert les vidéos en juin 2021, elle n’a quitté Fabien A. qu’en décembre de la même année et a porté plainte un an plus tard.
Au cours des auditions, les enquêteurs ont identifié six victimes, dont cinq ont décidé de se porter partie civile. Ces femmes se sont réunies au premier rang de la salle d’audience pour témoigner de leur expérience.
Un comportement manipulateur
L’accusé a reconnu les faits, déclarant : « Je n’aurais jamais assez d’une vie entière pour leur demander pardon. » Les témoignages des victimes décrivent un homme possessif et sexuellement insistant, qui aimait les étrangler durant les rapports, allant parfois jusqu’à provoquer leur évanouissement. Plusieurs femmes ont rapporté avoir repris conscience pour découvrir Fabien A. en train de les violer.
Malgré la violence subie, la plupart des victimes sont restées avec lui plusieurs mois, souvent en raison de leur fragilité émotionnelle ou de pressions extérieures, notamment familiales. Bien qu’aucune d’elles n’ait eu la sensation d’être droguée, des analyses capillaires ont révélé des traces de substances psychotropes correspondant aux périodes de leur relation avec l’accusé.
Des preuves accablantes
Les enquêteurs ont découvert sur l’ordinateur de Fabien A. 26 vidéos et des centaines de photos de femmes inconscientes, considérées par l’accusé comme un « fantasme malsain ». Ce dernier a nié avoir administré des substances à ses victimes, affirmant que l’alcool était la seule explication à leur état d’inertie sur les vidéos. De plus, il a tenté d’influencer ses anciennes compagnes en leur demandant de ne pas se soumettre à des analyses capillaires.
Originaire de Puget-sur-Argens, Fabien A. avait un parcours académique prometteur, avec une mention très bien au baccalauréat et une formation dans une école de commerce prestigieuse. En dépit de cela, il a reconnu l’existence d’un « Fabien » brillant et d’un autre, plus sombre, qui se cache derrière ses actes.
Conclusion
Le procès de Fabien A. met en lumière des comportements inquiétants et soulève des questions sur la violence à l’égard des femmes. Le verdict, qui sera rendu vendredi, pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception de la violence sexuelle et sur la manière dont la société traite ces crimes. Pour plus d’informations sur la lutte contre les violences faites aux femmes, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Justice.









