Protection de l’environnement : Une plainte déposée pour des coupes illégales à Uzès
Le 3 juin 2026, plusieurs organisations environnementales ont annoncé avoir déposé une plainte le 12 mai 2026, suite à des coupes d’arbres effectuées dans le Bois de Castille, situé à Uzès, dans le département du Gard. Ce site, classé comme espace boisé protégé, abrite également un oppidum néolithique, soulignant son importance écologique et historique.
Des coupes d’arbres non autorisées
Les associations impliquées, notamment Sorève et France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée, ont été soutenues par le Groupe National de Surveillance des Arbres de Nîmes. Elles dénoncent des travaux de déboisement réalisés sans autorisation sur ce terrain protégé. Le Bois de Castille, qui s’étend sur environ 9 hectares, a subi des interventions touchant près de la moitié de sa superficie depuis janvier 2026.
Une régularisation tardive
Les associations critiquent également la demande de régularisation soumise après le début des coupes, qualifiant cette démarche d’inadéquate. Dans leur communiqué, elles soulignent l’absurdité de chercher une autorisation postérieure à des travaux déjà réalisés, ce qui, selon elles, nécessite une réparation immédiate.
Intervention municipale
Un arrêté municipal daté du 8 janvier 2026 a révélé que des élus de la mairie avaient constaté, le 7 janvier, des coupes d’arbres importantes sur le site. Le propriétaire avait justifié ces travaux par la nécessité de créer une desserte forestière pour prévenir les incendies. Cependant, ces parcelles sont classées en zone naturelle, et les travaux ont été jugés non conformes aux réglementations en vigueur. La mairie a donc ordonné l’arrêt immédiat des coupes, rappelant l’importance archéologique du lieu, notamment la présence d’un oppidum protohistorique datant du 5e siècle avant J.-C.
Risques pour le patrimoine naturel et historique
Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès, a exprimé ses préoccupations quant aux conséquences potentielles de ces travaux sur le site, qui pourrait subir des altérations irréversibles de ses éléments naturels et historiques. L’oppidum, qui n’a pas encore été fouillé, est considéré comme un site archéologique majeur, et les élus craignent que les interventions en cours nuisent à son intégrité.
Appel à la justice
Les associations voient dans cette affaire un exemple des menaces pesant sur les espaces forestiers de l’Uzège. Elles mettent en lumière les pressions exercées par divers projets industriels, énergétiques et agricoles, ainsi que les risques de déclassement des espaces boisés protégés. Elles demandent désormais à la justice d’examiner ce dossier afin de faire reconnaître les violations des lois de protection du patrimoine naturel et d’obtenir réparation.
Pour plus d’informations sur la protection de l’environnement en France, vous pouvez consulter le site de France Nature Environnement.
En conclusion, cette situation met en évidence la nécessité d’une vigilance accrue concernant la préservation des espaces naturels et historiques, ainsi que l’importance d’une application stricte des réglementations en matière d’urbanisme et de protection de l’environnement.










