Perspectives de l’usine de Saint-Gaudens
L’usine de pâte à papier située à Saint-Gaudens, dans la Haute-Garonne, pourrait voir son avenir se dessiner positivement grâce à des offres de reprise qui seront soumises au tribunal de commerce de Toulouse le 1er juin. Bien que la région Occitanie manifeste son soutien à ce projet, les syndicats restent prudents quant à l’avenir des employés.
Un projet soutenu par de nouveaux investisseurs
Une proposition de reprise, portée par des dirigeants de Fibre Excellence, sera présentée la semaine prochaine. Ce projet, élaboré avec l’aide de nouveaux investisseurs, bénéficie également du soutien des régions Sud et Occitanie, sans l’implication de l’actionnaire actuel. Cette initiative survient dans un contexte difficile, puisque le groupe est en redressement judiciaire depuis le 27 avril 2026. Il possède les deux dernières usines de papier en France, à Saint-Gaudens et à Tarascon-sur-Ariège.
Processus de validation des offres
Les offres de reprise, qui doivent être déposées avant la date limite du 1er juin, ont été présentées aux syndicats de Fibre Excellence le 29 mai. Elles seront examinées par les juges le 17 juin. Dans l’intervalle, les syndicats expriment des réserves quant à l’avenir des 670 salariés de l’entreprise, en attendant la décision du tribunal de commerce.
Engagement de la région Occitanie
Pour soutenir la pérennité de l’usine, la région Occitanie a décidé d’investir 5 millions d’euros dans l’offre de reprise. Carole Delga, présidente de la région, a souligné l’importance de maintenir et de développer l’industrie locale pour garantir l’indépendance économique et la création d’emplois. Elle a partagé cette information sur les réseaux sociaux, affirmant que le développement industriel est crucial pour la région.
Défis économiques et retrait d’investisseurs
Parallèlement, le gouvernement a proposé d’augmenter de 20 % le tarif de rachat de l’électricité, une mesure qui pourrait aider l’usine. En plus de sa production de pâte à papier, Fibre Excellence génère de l’électricité à partir de bois, mais cette activité est devenue déficitaire en raison de la hausse des prix de l’électricité. En revanche, un investisseur indonésien, qui avait précédemment injecté 280 millions d’euros dans l’usine, a décidé de se retirer, ne souhaitant pas investir davantage en raison d’un manque de rentabilité.
Conclusion
L’avenir de l’usine de Saint-Gaudens reste incertain, mais les efforts déployés par la région et les nouveaux investisseurs pourraient offrir une lueur d’espoir. Les syndicats et les employés attendent avec impatience les décisions à venir, qui détermineront le sort de cette installation essentielle pour l’économie locale. Pour plus d’informations sur le soutien à l’industrie en Occitanie, vous pouvez consulter le site de la Région Occitanie.










