Tragédie au cœur des Moulins : Une enquête en cours
Le quartier des Moulins à Nice a été le théâtre d’une fusillade tragique qui a ravivé des souvenirs douloureux d’un incident similaire survenu il y a sept mois. Les interrogations se multiplient quant à la nature des victimes : étaient-elles impliquées dans le trafic de drogue ou simplement des victimes innocentes de la violence urbaine ?
Un hommage poignant
Le 11 mai, après l’attaque armée sur la place des Amaryllis, des habitants se sont rassemblés pour rendre hommage aux victimes. Un bouquet de fleurs et des bougies ont été déposés devant le magasin de bonbons, lieu central du drame. À l’intérieur, des traces de sang et une balle oubliée témoignent de la brutalité de l’événement. Selon le parquet de Nice, les deux personnes décédées, âgées de 58 et 39 ans, sont considérées comme des victimes collatérales. Elles ont été touchées par des tirs de pistolet semi-automatique sans avoir de liens avec le trafic de stupéfiants. L’une des victimes était éducateur et entraîneur de football à l’AS des Moulins, tandis que l’autre travaillait dans le secteur social. Tous deux laissaient derrière eux des familles endeuillées.
Blessés et implications criminelles
En plus des deux décès tragiques, six autres personnes ont été blessées, certaines directement par les balles, d’autres par des éclats. Le Procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a précisé que les victimes blessées avaient entre 23 et 53 ans, et que trois d’entre elles avaient des antécédents liés au trafic de stupéfiants. Cette situation soulève des questions sur la dynamique de violence qui règne dans le quartier.
Une escalade de violence
Les autorités s’interrogent sur un possible lien entre cette fusillade et d’autres incidents récents dans le même secteur, notamment des affrontements entre bandes rivales pour le contrôle de points de vente de drogue. Les événements du 8 et 9 mai, qui ont également eu lieu dans le quartier des Moulins et à Fenoglio de Briga, sont analysés dans ce contexte de rivalité criminelle.
Une enquête en cours
Le tireur, qui aurait utilisé une trottinette électrique pour s’approcher de sa cible, a ouvert le feu devant le magasin « Le Palais Sucré » avec un pistolet semi-automatique de calibre 7,62 mm. Les enquêteurs ont retrouvé 17 étuis sur les lieux. Des complices l’attendaient à proximité dans un véhicule, facilitant ainsi sa fuite. Une enquête de flagrance a été ouverte, portant sur des accusations d’assassinats en bande organisée et d’association de malfaiteurs, confiée à la police judiciaire en collaboration avec la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.
Conclusion
Cette tragédie met en lumière les enjeux de sécurité dans le quartier des Moulins et soulève des préoccupations quant à la violence liée au trafic de drogue. Les autorités continuent d’enquêter pour faire la lumière sur ces événements tragiques et protéger les habitants de cette communauté. Pour plus d’informations sur la sécurité publique, vous pouvez consulter le site du Ministère de l’Intérieur.








