Acte de désobéissance civile à Albi : TotalEnergies ciblé par Extinction Rebellion
Le 12 mai 2026, un incident marquant s’est produit à la station-service TotalEnergies située sur la route de Cordes à Albi, dans le Tarn. Ce matin-là, des membres du mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion ont aspergé les installations de faux pétrole, une action symbolique visant à dénoncer les pratiques du géant pétrolier.
Une action provocatrice
Dès l’aube, les employés de la station-service ont découvert avec consternation que les pompes à essence, le totem, ainsi que d’autres équipements étaient recouverts d’une substance noire, imitant le pétrole. Les slogans laissés sur place, tels que « Total s’est enrichi » et « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : Total Énergies », témoignent de la volonté du groupe de faire passer un message fort. Le logo d’Extinction Rebellion sur l’une des affiches a rapidement orienté les soupçons vers ce collectif international, connu pour ses actions non violentes en faveur de l’environnement.
Un message clair
Le collectif a revendiqué cette opération sur les réseaux sociaux, la qualifiant de « coup de poing » dans le cadre d’une campagne nationale intitulée « Carnage Total ». Selon leurs déclarations, cette action vise à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « stratégie malicieuse et antisociale » de TotalEnergies, dirigée par son PDG Patrick Pouyanné. En ciblant une station-service, symbole de la dépendance à l’énergie fossile, Extinction Rebellion souhaite attirer l’attention sur les enjeux écologiques et sociaux liés à l’industrie pétrolière.
Des revendications pour un avenir durable
Dans leur communiqué, les membres d’Extinction Rebellion ont formulé plusieurs demandes politiques et écologiques. Ils appellent à la taxation des « superprofits » de TotalEnergies afin de financer une transformation écologique et sociale. De plus, ils proposent le développement de programmes de leasing social pour l’acquisition de véhicules électriques et le renforcement des transports en commun par les collectivités locales, dans le but de réduire la dépendance au pétrole.
Le mouvement avance également un argument économique : un véhicule électrique léger serait six fois moins coûteux à l’usage qu’un véhicule à moteur thermique, soulignant ainsi les avantages d’une transition vers des alternatives plus durables.
Enquête en cours
Suite à cet acte, une plainte a été déposée et une enquête est en cours au commissariat d’Albi. Vers 9h30, une entreprise a été mandatée pour nettoyer les installations de la station-service. L’origine précise de la substance noire utilisée reste à déterminer.
Cette action à Albi s’inscrit dans un contexte plus large de mobilisation pour la justice climatique, où des groupes comme Extinction Rebellion cherchent à éveiller les consciences sur les enjeux environnementaux actuels. Pour en savoir plus sur les initiatives écologiques en France, vous pouvez consulter le site de France Nature Environnement.
En conclusion, cet événement souligne la tension croissante entre les mouvements écologiques et les grandes entreprises pétrolières, et met en lumière les aspirations d’une société en quête de solutions durables.









